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Lexique

Amirauté :

 L'Amirauté fut la juridiction civile et criminelle de l'Ancien Régime. Son siège était situé à Paris auprès de la Table de marbre du Palais de justice, elle disposait de grands sièges auprès des principaux parlements de province et des sièges particuliers dans les différents ports de France. Le Tribunal de Paris avait pour nom L'Amirauté de France, il s'occupait du commerce maritime en appel, le parlement jugeait sans possibilité de recours les affaires criminelles. L'Amirauté de France ainsi que les tribunaux se rattachant à elle furent supprimés par le décret de l'Assemblée constituante voté le 6 novembre 1790.

 Asiento :

Les Espagnols ne pratiquaient pas la traite négrière directement ; ils avaient fait le choix de confier celle-ci à d'autres pays (Portugal, Hollande, France, Angleterre etc), l'ouverture de ce droit se faisant contre le paiement d'une redevance. Cette pratique s'appelle l'asiento. Les autres puissances européennes n'avaient pas recours à cette pratique. L'asiento a en fait a un sens plus large en droit public espagnol. Les asientos de la monarchie espagnole concernent tous les aspects de la vie économique du pays. Il s'agit en réalité d'un contrat administratif dans lequel un particulier ou une société s’engage à accomplir à la place de l'État un service public en échange d'un droit. Il est possible de revendre ou de sous-traiter une partie de ce privilège. Il existe donc des asientos pour tous types de produits coloniaux, mais l'asiento des esclaves, destiné à fournir l'Amérique latine en main d'oeuvre, est de loin le plus important. En effet l'importance de ce marché explique la concurrence entre les grandes compagnies européennes pour détenir ce privilège au XVIIe et XVIIIe siècle.

Bagasse: 

La bagasse est le résidu fibreux de la canne à sucre qu'on a passée par le moulin pour en tirer le suc. On s'en sert comme combustible. 

Bossale :

Esclave africain vivant aux Antilles mais né en Afrique, par opposition aux esclaves « créoles » c’est-à-dire nés aux Antilles.

 Cabresse ou capresse, capre :

On désigne ainsi des personnes noires et relativement claires de peau ("claire de peau" est l’expression la plus commune en français des Antilles). Aux lecteurs métropolitains qui voudraient une définition plus précise, il faut préciser que ces taxonomies fondées sur des catégories pseudo-scientifiques erronées, ne se prêtent guère à des définitions précises et rationnelles.

 Cauris :

Coquillages originaires des Maldives utilisés comme monnaie dans une large partie de l’Afrique ( et notamment de moyen de paiement pour les esclaves).

 Créole :

Toute personne (blanche ou noire) née aux Colonies par opposition à celles qui viennent d’Afrique ou d’Europe.

Droiture :

Voyage direct entre l’Europe et l’Amérique (sans passer par l’Afrique).

 Encomienda :

Institution de l'Amérique espagnole par laquelle un conquérant recevait de la Couronne le droit d'utiliser le travail d'un groupe d'Indiens qu'il devait, en échange, évangéliser. (Pratiquée à Saint-Domingue, puis au Mexique et au Pérou, l'encomienda entraîna de nombreux abus. Les « nouvelles lois » de 1542 en firent un simple tribut qui disparut partout au milieu du XVIIe s., sauf au Chili où il subsista jusqu'à l'Indépendance.)

Epave :

Esclave vieux ou malade, abandonné par le maître.

Exclusif :

Le système de l'Exclusif colonial était une pratique commerciale existant au xviie siècle et au xviiie siècle. Les puissances colonisatrices européennes interdisaient à leurs colonies de commercer avec d'autres pays qu'elles-mêmes. Le système avait pour but de réserver les produits coloniaux (bois, café, sucre, indigo...) à la seule puissance coloniale. Les produits étaient acheminés vers l'Europe grâce aux navires affrétés par les négociants européens qui s'enrichissaient ainsi. En outre les colonies ne pouvaient acheter que des produits venant de leur puissance colonisatrice. Cette situation mettait les producteurs et les populations de colonies sous la dépendance commerciale de l'Europe. Elle favorisait une très grande contrebande.

Indienne :

Une Indienne était un tissu peint ou imprimé fabriqué en Europe entre le xviie siècle et le xixe siècle. En France les principales manufactures d'Indiennes se trouvèrent à Marseille ainsi qu'à Nantes, Mulhouse, Jouy-en-Josas, Rouen, Bolbec...Ces tissus sont généralement dans les tons de rouge à cause de la plante utilisée pour sa teinture : la garance dont on utilise la racine.Ces étoffes doivent leur nom du fait qu'elles étaient initialement importées des comptoirs des Indes. Ces toiles peintes,Indiennes ou Perses, répondant aux nom de madras, pékin, gougourans, damas ou cirsacs étaient strictement interdites à l'importation à partir du xviie siècle.

Interlope :

Désigne un trafic illicite.

Emprunté à l’anglais interloper, lui-même dérivé du verbe to interlope composé de inter- (idem en français) et de lope, qui serait une forme dialectique de to leap (« courir, sauter »).To interlope signifierait alors courir entre deux parties et recueillir l’avantage que l’une devrait prendre sur l’autre, d’où le sens de s’introduire, de trafiquer dans un domaine réservé à d’autres que l’expression a pris ensuite.

Marronnage :

Le marronnage était le nom donné à la fuite d'un esclave hors de la propriété de son maître  à l'époque coloniale. Le fuyard lui-même était appelé Marron ou Nègre Marron, Negmarron voire Cimarron (d'après le terme espagnol d'origine). Le terme de « marron » vient de l’espagnol cimarrón : « vivant sur les cimes » ; (cima = cime) qui apparaît dès la conquête d’Hispaniola ; c’est un mot emprunté aux Arawaks et qui désigne des animaux qui de domestiques retournent à l'état sauvage comme le cochon. A partir de 1540, ce terme désigne les esclaves fugitifs. Ce terme sera initialement appliqué aux Indiens fugitifs et finira par désigner peu à peu le sauvage, celui qui retourne vers l’état de nature.

Métis :

Individu né de l’union d’une personne d’origine européenne avec une personne amérindienne.

Manumission :

Affranchissement d’un esclave par son propriétaire.

Mulâtre :

Individu issu de l’union d’une personne d’origine européenne et d’une personne d’origine africaine.

Négrier:

Un négrier désigne un navire impliqué dans la traite des Noirs, c’est-à-dire le transport maritime des esclaves noirs africains, afin de les revendre avec une plus-value.

L'adjectif correspondant à cette même activité, pour qualifier le marchand ou les pratiques.

Quarteron :

Personne, qui parmi ses quatre grands-parents, en compte un d’origine africaine.

Prise :

Esclave pouvant provenir des prises en mer.

Plantation :

 Cet anglicanisme est utilisé en français surtout dans l’expression « économie de plantation », désignant une économie qui repose sur la production des habitations.

Subrécargue :

 Le subrécargue est, dans le domaine maritime, une personne qui représente à bord d'un navire le propriétaire de la cargaison (le chargeur) ou l'armateur ou encore l'affréteur à temps. Il a autorité sur tout ce qui touche la cargaison: son chargement, son saisissage, son suivi durant le voyage. Le capitaine du navire conservant, lui, la complète autorité sur la gestion nautique du navire.

Le terme provient de l'espagnol sobrecargo: celui qui s'occupe ou est chargé de la cargaison. Le poste de subrécargue disparaît de plus en plus, les communications par satellites permettant à l'affréteur et/ou à l'armateur d'être en permanence renseigné sur l'état de sa cargaison, et les agents maritimes représentants ses intérêts lors de l'escale

 Traite négrière :

 Achat et vente de captifs africains, comportant leur déplacement forcé.

 Voyage triangulaire :

Plus souvent appelé Commerce triangulaire, mais aussi appelé Traite atlantique ou Traite occidentale, il désigne les échanges entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques, mis en place pour assurer la distribution d'esclaves noirs aux colonies du Nouveau Monde (continent américain), pour approvisionner l'Europe en produits de ces colonies et pour fournir à l'Afrique des produits européens et américains. L'expression commerce triangulaire ne doit pas se réduire uniquement à un passage en trois temps sur trois continents : navires occidentaux se rendant sur les côtes africaines pour échanger des esclaves contre des marchandises ; puis transfert des esclaves en Amérique et échange contre une lettre de change, du sucre, du café, du cacao, de l'indigo et du tabac ; enfin acheminement des produits américains vers les ports européens. En réalité, le déroulement du commerce triangulaire était beaucoup plus vaste et il existait plusieurs routes.